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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 08:20

Chapitre 49

Résumé des chapitres précédents : Charlie, qui culpabilise de laisser Nora, plaque tout pour rentrer au bercail. Bel exemple de conscience conjugale, je trouve. Un peu trop, peut-être ? Mais bon, elle a un équilibre si précaire...

 

         Voilà.

         Une fois le téléphone planqué dans le poulailler — là où seules les poules peuvent l’entendre —, la machine à bonheur s'est remise en route.

         — Ce qu'ils sont mignons, ces deux-là ! constate Marie-Jeanne, suivant des yeux le petit couple qui vaque, jour après jour, à ses occupations, elle trottinant, clip-clop, lui, dégingandé, tous deux unis par une complicité sans faille.

         Ce faisant vient l'automne. Comme chaque année, la maison mue. Lourdes tentures, tapis et boudins de porte sortent des malles ; on colmate, on isole, on emmitoufle. Le syndrome du cocon touche meubles, bêtes et gens, et jusqu'aux murs qui se couvrent de bouts de tissu douillets. Une vague odeur de moisi se mélange à celles, souveraine, du feu de cheminée et de la soupe qui mijote. Le chant des vents-coulis et le crépitement de la braise forment un bruit de fond que couvre, par instant, le cri rauques des escadrons de corneilles fendant la nue.

         Nora a repris son tricot et ronronne, en duo avec le chat. Charlie concocte de nouveaux gags. Le poney s'empiffre de petites pommes sauvages, véreuses pour la plupart mais succulentes — d'ailleurs, il a grossi. Les couchers de soleil, zébrés par la silhouette des arbres morts, sont toujours aussi beaux quoique nettement moins tardifs.

          Les promenades en forêt, maintenant, ont un but : la récolte.

         — T'as vu ? Y a plein de faines ! se réjouit Nora. 

         Et de se remplir les poches de semences minuscules, qui sentent bon la terre.

         — Tu ne vas pas perdre ton temps à décortiquer ces petites merdes ? s'indigne Charlie.

         — Et comment que je vais !

         Elle est déjà en train.

         — Ramasse plutôt des châtaignes, on les fera cuire sous la cendre !

                                                                                                                                            (A suivre)

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Published by Gudule - dans Mezzé
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Pata 10/07/2013 10:56

Faines de ménage au fond des bois... Oui, c'est bien vrai qu'on pressent que !

Castor tillon 28/03/2013 23:50

C'est vrai qu'on est encore le soir. Dans quelques minutes sera un nouveau grand jour, ne perdons pas espoir.

gudule 28/03/2013 23:24

Amis de la poésie, bonsoir !

Castor tillon 28/03/2013 23:22

J'ai honte, chère Gudule. Je me damne pour un jeu de mots foireux. Le jeu de mots foireux est le propre du malotrou.

gudule 28/03/2013 23:19

Tu fais des jeux même avec les gros mots ? T'es pas possible, toi !

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