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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 07:50

Episode 104

         Résumé des chapitres précédents : Nos héros, déguisés en marchands, pénètrent dans la cité du désert.

 

         Une foule bigarrée se bousculait dans les petites rues de la médina. Zoé et Branquenstein se laissèrent emporter par le flot, d’échoppe en échoppe, jusqu’au grand caravensérail qui s’élevait au cœur du souk.

         — Je me rafraîchirais bien un brin, dit Zoé, en zyeutant, par le portail entrouvert, le patio verdoyant où gazouillait une fontaine.

         — Bonne idée, approuva le resurrectologue qui suait à grosses gouttes sous son kefieh de coton blanc.

         Après les fatigues de la route, l’endroit leur parut divinement accueillant.

         Autour d’un bassin carrelé de mosaïque bleue et abrité par des dattiers, étaient accroupis quelques mendiants qui, à leur approche, se mirent à geindre en demandant une petite pièce. Tandis que Zoé fouillait ses poches, elle entendit son compagnon mugir :

         — Mais lâchez-moi, voyons ! Qu’est-ce qui vous prend ?

         L’un des pauvres hères avait agrippé le bas de sa djellaba.

         — Pas de panique, dit-elle. Je m’en occupe.

         Elle saisit la main du mendiant pour tenter de lui faire lâcher prise, et poussa un cri étouffé :

         — Mais...

         Les doigts étaient soigneusement manucurés, les ongles limés et couleur rubis.

         Comme le visage du (ou de la) propriétaire de cette main disparaissait sous un tissu crasseux, elle l’arracha d’un geste prompt. Apparut alors un hideux visage.

         — Chouchou ! Que fais-tu là ? Où sont ta barbe et tes lunettes ? 

         À la vue de la face couturée de Chouchou, un vent d’effroi balaya le patio. Les plus proches mendiants s’enfuirent en glapissant, d’autres rampèrent jusqu’aux fourrés où ils restèrent, tapis, à réciter des oraisons. Zoé crut discerner le mot « démon », qui revenait sans cesse dans leur baragouin. Retirant son foulard, elle en couvrit promptement la créature de Banquenstein avant de l’entraîner vers l’intérieur des bâtiments...

                                                                                                                                 (A suivre)

 

 

 

 

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Published by Gudule - dans Mezzé
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commentaires

Castor tillon 05/12/2012 04:00

Pff, si on ne peut même plus faire confiance au copier-coller...

gudule 01/12/2012 14:05

En fait, c'est Branquenstein (un Frankenstein branque, quoi) mais j'ai oublié le "n" à plein d'endroits. Comme quoi, ce n'est vraiment pas un nom facile, ni à écrire, ni à porter !

Castor tillon 01/12/2012 13:52

Relativisons : le bras de Dora n'est pas défiguré. Honte sur Branquestein qui n'a pas reconnu sa bien-aimée.

ndC : je me suis tapé le nom de Branquestein dans un petit fichier texte pour faire un copier-coller chaque fois que je commente, parce que c'est super-chiant à écrire.
Démonstration : BranquesteinBranquesteinBranquesteinBranquesteinBranquesteinBranquesteinBranquesteinBranquestein

gudule 01/12/2012 09:30

Oh punaise quelle gourde ! J'ai pris ta remarque au premier degré. Décidément, j'ai encore beaucoup à apprendre... A mon âge, c'est réconfortant !

Benoît Barvin 01/12/2012 09:12

Comment? Chouchou est défiguré? Et on ne me l'avait pas dit? La faute à la n'écrivaine qui fait des rebondissements son fond de commerce... Ca m'apprendra à aimer la littérature populaire mais pas
sérieuse... Heu... Qu'est-ce qui me prend, là? "Tu fais de l'humour", me dit une petit voix... Ouf, heureusement qu'elle était là, pour un peu, je serais passé pour un vieux grincheux!

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