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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 07:53

 

 

MONA AOUN

 

 

         Rose achève de changer le bébé — sous l'œil circonspect de son frère aîné qui a recommencé à faire pipi au lit, par solidarité —, quand on frappe à la porte.

C'est ouvert ! crie-t-elle. Un instant, j'arrive !

Lorsqu'elle descend, portant l'un et escortée de l'autre, une femme d'une quarantaine d'années piétine sur le seuil.

— Bonjour, s'écrie celle-ci en s'avançant, la main tendue. Je suis votre nouvelle voisine.

— Enchantée, dit Rose. C'est vous qui êtes venue la semaine dernière, avec la mère d'Hassan ? 

— Oui, elle voulait nous présenter. Mais nous sommes assez grandes pour le faire toutes seules, n'est-ce pas ?

Elle rit.

« Sympa », pense Rose.

— Je m'appelle Mona Aoun, ajoute la visiteuse. Je viens d'Égypte. D'Héliopolis, exactement.

— Rose Tadros, répond Rose. Moi, je suis belge mais mon mari est égyptien, comme vous. Asseyez-vous, je vous prie. Puis-je vous offrir à boire ?

Volontiers.

— Grégoire, va chercher le pot de limonade dans le frigo. Et tiens-le bien droit, hein, qu'il ne se renverse pas !

Conscient d'accomplir une mission de première importance, le petit garçon obtempère, et s'en sort, ma foi, pas trop mal. D'autant que le pot est aux trois-quarts vide, donc léger. Et en plastique, donc incassable.

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 09:35

Mon dernier livre : "Comment Pauvre Jean roula le Malin et autres fabliaux" vient de paraître chez Nathan. Toute la malice et l'humour du Moyen-Âge9782092548752_1_75.jpg

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 08:58

 

 

 

                                             ÉTATS D’ÂME

 

           — Laisse tomber, lui conseille Amir. Tu te bats contre des moulins à vent.

Mais Rose secoue la tête.

— Tu ne comprends pas : c'est la seule chose que je puisse faire pour Omane.

Oui, vraiment la seule. Car sa belle-sœur, rentrée depuis peu avec la petite Nadège, s'est curieusement refermée sur elle-même. Elle "fait la morte", ne répond plus au téléphone, n'ouvre pas aux visiteurs, bref, érige autour d'elle et de son enfant un mur de solitude qui inquiète Rose au-delà de tout.

C'est un coup à devenir dingue, ça, dit-elle à Amir.

­— N'exagère pas : elle fuit tout simplement la curiosité malsaine que pourrait susciter sa fille.

Mais je n'ai aucune curiosité, moi, proteste Rose.

— C'est une attitude générale, elle n'est pas dirigée contre toi en particulier.

— De quoi a-t-elle peur ? Que les gens observent Nadège comme une bête curieuse ? La première fois, peut-être, après, ils s'habitueront. Ils n'y feront même plus attention. D'ailleurs, je te signale qu'on ne remarque rien. La petite aurait un bras ou une jambe en moins, d'accord, mais là…

D'un hochement de tête, Amir stoppe le déferlement verbal.

Ce n'est pas à moi qu'il faut dire ça, habibté, c'est à elle.

— Elle ne veut plus me voir.  J'ai essayé vingt fois de l'appeler, depuis son retour. Je suis allée frapper chez elle, rien. C'est comme s'il n'y avait personne.

— Oui, je sais, mon frère m'en a parlé. Ça le tracasse, mais il suppose qu'elle a besoin de faire le point. Elle subit le contrecoup du drame.

Rose reste un moment silencieuse.

Tu sais ce que je pense ? dit-elle enfin.

… ?

— Je pense qu'elle est jalouse de moi. Elle doit m'en vouloir d'avoir eu un enfant en bonne santé. Peut-être même qu'elle déteste Olivier. 

Elle soupire. Son cœur pèse une tonne au fond de sa poitrine.

Dire qu'on était si heureux, avant ! Si on avait su…

Haussement d'épaules d'Amir.

Qu'est-ce que ça aurait changé ?

Ben… on aurait encore plus savouré chaque seconde, tiens !

 

 

 *    

 

         Rose regarde Olivier dormir. Il sourit aux anges. L'un de ces sourires de bébé repu, empreint d'un lumineux bien-être.

         « Pourquoi Omane et pas moi ? rumine-t-elle. Moi, j'avais déjà un enfant, ç'aurait été moins grave.. »

         Puis, horrifiée par ce raisonnement absurde, elle se jette sur son fils, l'embrasse passionnément.

Oh, pardon, pardon, Olivier !

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 08:14

ROSE S’EN VA-T’EN GUERRE

 

         La "surcharge de travail" qu'évoquait son oncle n'empêche pas Rose de reprendre ses articles. D'autant qu'un désir impérieux la taraude : celui de dénoncer l'incurie hospitalière dont sa belle-sœur vient d'être victime. Il faut alerter l'opinion publique, et, au-delà, les autorités, pour qu'une semblable erreur ne se renouvelle pas.

         Entre les tétées, le ménage et les sollicitations continuelles de Grégoire, elle se remet donc à sa machine à écrire, et torche un pamphlet d'une virulence extrême, qui sera refusé aussi sec. Le lobby des médecins est puissant, au Liban. Et Alexandre Hélou n'a aucune envie de se le mettre à dos.

         Rose s'obstine, propose une véritable enquête, des interviews, des témoignages ; son rédacteur en chef l'exhorte à la prudence et à la modération.

—Et l'article sur l'abattage des moutons ? vitupère-t-elle. Il n'était ni prudent ni modéré, pourtant, vous l'avez publié.

Les médecins ne sont pas des bouchers, voyons !

Que répondre à ça ?

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 08:08

 

 

                               LA VIE SELON ZÉNAB (SUITE)

 

Malgré sa radinerie, Zénab s'est fendue d'un somptueux nounours en peluche. Elle a également apporté une tarte, à côté de laquelle les petits gâteaux de Rose font piètre figure. Celle-ci la remercie, l'embrasse, pout, pout, sans conviction, et l’oncle Henri déclare :

— Vous êtes bien installés. Ces vieilles maisons ont tant de  charme… 

— Mais aucun confort, coupe perfidement sa femme. Vous avez l'eau courante, au moins ?

— L'eau, l'électricité et le bonheur, rétorque Rose (bien que ce dernier mot n'ait plus réellement cours, dans le contexte actuel). Asseyez-vous, je vais voir si Olivier est réveillé.

Je t'accompagne. Henri, surveille Grégoire !

Olivier dort toujours. Sur la pointe des pieds, les deux femmes pénètrent dans la chambre que les rideaux fermés plongent dans une douce pénombre. Zénab se penche sur le berceau, scrute longuement le petit visage paisible. Puis se redresse et chuchote :

— Il est bien moins beau que l'autre. On voit tout de suite qu'ils ne sont pas du même père.

Puis, ayant largué sa petite phrase assassine comme un chien pose sa crotte, elle tourne les talons, laissant Rose abasourdie.

Si abasourdie qu'elle ne trouve rien à répondre, mais rumine sa rancœur durant toute l'heure qui suit (et même davantage : quarante ans plus tard, cette rancœur la rongera encore). Pourtant, un raisonnement très simple relativiserait le propos : ce que Zénab reproche au petit Olivier, ce n'est pas d'être laid — il ressemble à son père ! — mais d'avoir le teint sombre des Orientaux. Pour elle, comme pour beaucoup de femme du grand Sud, le stéréotype de l'enfant parfait, c'est l'angelot blond et rose des pubs européennes.

Dès lors, Rose manifeste une si évidente exaspération que ses oncle et tante ne s'attardent guère. Le goûter terminé, ils s'éclipsent, en se disant que leur nièce ne sait pas recevoir — ce qui, en l'occurrence, est la stricte vérité.

— Elle se relève de couches, l'excuse l'oncle Henri en regagnant sa voiture. Et avec ses deux enfants, elle doit être surchargée de travail.

— Son mari n'a qu'à lui payer une bonne, rétorque Zénab du bout des dents.

 

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 08:19

 

 

                                                LA VIE SELON ZÉNAB

 

         Tante Zénab connaît les usages. Bien que n'éprouvant, pour sa nièce, aucun sentiment particulier — à part, peut-être, un profond mépris —, elle met un point d'honneur à lui rendre visite.

Rose, que cela n'enchante guère, fait contre mauvaise fortune bon cœur. Amir, non.

— Je ne veux pas la voir, décrète-t-il, quand sa femme lui apprend que le couple Vermeer passe prendre le thé, dans l'après-midi. D'ailleurs, je ne comprends pas que tu ouvres ta porte à quelqu'un qui t'a claqué la sienne au nez.

Ce n'est pas entièrement faux, mais les douloureux moments que Rose vient de traverser ont relégué sa rancune au second plan.

—Mon oncle n'y est pour rien, proteste-t-elle.

C'est un mou, rétorque Amir.

— Mou ou pas, il s'agit du  frère de mon père, et Olivier est son petit-neveu. S'il ne venait pas le voir, tu serais le premier à le lui reprocher.

Tout en admettant le bien-fondé de cet argument, Amir n'en démord pas : s'il rencontre Zénab, il lui volera dans les plumes. Afin d'éviter tout incident diplomatique, Rose lui conseille donc de disparaître avant l'arrivée des indésirables. Puis, la voie étant libre, elle met l'eau à chauffer et dispose quelques maamouls* sur une assiette.


             * Maamouls : biscuits sablés fourrés de confiture de figue et enrobés de sucre glace. 

 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 08:56

 

 

                       PAS DE PITIÉ POUR OMANE !

 

Il y a du monde qui est passé, en ton absence, dit Amir.

Ah bon ? Qui ça ?

— La maman d'Hassan avec une voisine. Elles voulaient te féliciter. Elles ont apporté un cadeau.

Il lui tend un paquet contenant une brassière tricotée à la main.

Oh, que c'est gentil ! s'écrie Rose. Rien d'autre ?

Si, ta mère a téléphoné. Et ta tante.

Je vais les rappeler… Tu ne leur a rien dit, à propos d'Omane ?

Non.

Tu as eu raison, ce n’est pas leurs oignons.

Un nouveau frisson la secoue. Elle vient de réaliser que, pour sa belle-sœur, ce sera ça le plus pénible : susciter la pitié. Fière comme elle est, jamais elle ne le supportera.

Pauvre Omane, soupire-t-elle.

Puis elle s'en veut d'être, elle aussi, tombée dans le piège.

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 08:38

 

                                                            

 

COMME UN BATTEMENT DE CŒUR

 

— Ça a été, avec les enfants ? s'enquiert Rose en descendant de voiture.

Ses seins gonflés de lait sont plus durs que la pierre. Olivier doit être affamé.

— Très bien, répond Amir. On a joué aux autos, hein, Grégoire. Et le bébé a dormi tout le temps. Comment as-tu trouvé Omane ?

— Moins mal que je ne le craignais. Elle prend les choses avec un calme surprenant. Une leçon de dignité.

Ça ne durera pas.

Pourquoi tu dis ça ?

— Elle est encore anesthésiée par le choc, mais quand elle réalisera… On en a longuement discuté avec ce matin, avec Rachad. Il craint le pire.

Quoi, comme pire ?

— Je ne sais pas, moi. Qu'elle fasse une dépression, qu'elle rejette son enfant…

Un vagissement rappelle Rose à l'ordre.

— Tiens, voilà Olivier qui se réveille. C'est pile poil l'heure de la tétée. Il a une horloge dans le ventre, ce môme.

Tout en grimpant quatre à quatre vers la chambre, elle commente:

— Rejeter son enfant ? T'es complètement à côté de la plaque, mon pauvre vieux.  Tu ne connais pas Omane. Tu ne connais pas les mères.

Dans la seconde qui suit, Olivier est "branché".

— D'ailleurs, la petite Nadège est vraiment très mignonne, continue Rose en redescendant, le nouveau-né soudé aux mamelles. Elle n'a pas du tout un physique d'anormale.

— Ça ne se voit pas encore. Malheureusement, quand elle va grandir…

— Qu'est-ce que tu en sais ? Si ça se trouve, ce ne sera pas aussi grave qu'on le croit.

— Rachad s'est renseigné : elle aura de toute façon des problèmes moteurs.

C'est sûr à cent pour cent ?

— Oui. Comme elle est trop petite pour subir des tests, on ne peut pas encore mesurer avec exactitude l'ampleur des dégâts, mais les médecins sont pessimistes...

Rose frissonne. Dans le temps, à Bruxelles, parmi les retraités de la paroisse auxquels elle servait à goûter, le jeudi après-midi, il y avait une handicapée de cette sorte. Une femme d'une cinquantaine d'année, en fauteuil roulant, aussi intelligente que vous et moi mais incapable de coordonner ses mouvements, y compris ceux de sa bouche quand elle parlait. En résultait une élocution laborieuse et de permanentes contorsions.

Un jour, cette femme avait dit à Rose : « Tu es gentille, toi, je t'aime bien. Tu aurais pu être ma fille. » Et cette petite phrase, contenant toute l'amertume du monde, était restée gravée dans sa mémoire.

C'est injuste, souffle-t-elle.

Elle serre Olivier contre elle, en pensant (oh, involontairement et de manière si diffuse que cette pensée-là n'en est pas vraiment une ; c'est juste une pulsion, comme un battement de cœur) :

« Heureusement que ce n'est pas tombé sur toi, mon petit chéri. »   Puis elle a honte d'elle-même.

Et relâche son étreinte.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 08:36

 

 

                                             NADÈGE

 

Contre toute attente, Omane est sereine. Pas ravagée par le chagrin, non — du moins en apparence. Juste les traits tirés, comme n'importe quelle parturiente de la veille.

Ça va ? bredouille Rose, avec une mine de circonstance.

Ça va, répond-elle.

Et… Nadège ?

Du menton, Omane indique un petit berceau — identique à celui qu'occupait Olivier, quelques jours plus tôt.

Elle dort. Tu veux la voir ?

Instantanément, toutes les terreurs de Rose lui fondent dessus. Elle lance un coup d'œil épouvanté au berceau. Quelle abomination se tapit là-dedans ?

Son mouvement de recul n'échappe pas à Omane.

C'est un très joli bébé, précise celle-ci.

Rouge de confusion, Rose se penche vers la minuscule forme emmaillotée de blanc.

— Elle est ravissante, s'exclame-t-elle, sincère. Remarque, c'est logique vu les parents qu'elle a.

Sourire très tendre d'Omane.

« Elle ne sait pas encore, pense Rose en un éclair. Personne n'a dû oser lui avouer la vérité. Mais quand elle va apprendre… Oh, ce sera trop affreux ! »

Ses larmes montent malgré elle. Elle renifle.

Excuse-moi, c'est l'émotion.

— Je comprends, dit Omane. Moi aussi, j'étais émue en voyant Olivier. Deux nouveaux membres dans la famille, tu te rends compte.

Rose va craquer, ça ne fait pas un pli. Cette mère paisible, qui ignore encore qu'elle a donné le jour à un être non conforme, lui tord les tripes. C'est à la fois — comment dire ? — pathétique, révoltant… Atroce.

À nouveau, elle cherche son beau-frère des yeux. Il est resté en retrait au fond de la pièce.

« Il faut la mettre au courant, lui crie-t-elle mentalement. On ne peut pas la laisser plus longtemps en-dehors du coup. Elle est la principale intéressée, tout de même. » Mais le regard de Rachad fuit le sien.

Alors, Rose, consciente de réparer une monstrueuse erreur, s'assied au bord du lit et prend les mains de sa belle-sœur entre les siennes.

— Omane, commence-t-elle, tendue par l'effort, il faut que je t'avertisse. Ta petite Nadège, elle est… enfin, elle n'est pas…

Je sais, coupe Omane avec douceur.

Ah ?

Là, Rose ne comprend plus.

Et… que comptes-tu faire ? demande-t-elle bêtement.

L'aimer.

 

 

 

 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 07:37

 

 

                                                   TRAGÉDIE

 

Amir n'avertit pas, mais rentre une heure plus tard en compagnie de son frère, pâle comme la mort.

Alors ? crie Rose qui pressent le drame.

Ce dernier outrepasse ses plus terribles craintes. 

Ma fille ne sera jamais normale, s'effondre Rachad.

Et tandis qu'il sanglote, le front entre les mains, Amir explique d'une voix rauque : 

—La petite est née avec le cordon ombilical autour du cou. Elle était cyanosée et ne respirait pas. Pour bien faire, il aurait fallu la placer sous une tente à oxygène, malheureusement la clinique n'est pas équipée pour. Ils ont quand même fini par la ranimer, mais trop tard. Elle aura sans doute des séquelles.

« C'est un cauchemar », pense Rose, horrifiée.

Hélas, non.                                                

 

L'après-midi même, laissant ses enfants à la garde de leur père, Rose repart avec Rachad. En chemin, ils n'échangent pas un mot. On ne parle pas à un écorché vif. On se contente d'être là, près de lui, à capter sa souffrance. À se donner l'illusion  — car la douleur, partagée ou pas, demeure la même — d'atténuer son mal en se l'appropriant.

Dire que lui et sa femme attendaient cette naissance comme un cadeau du ciel. Dire que ce jour, sombre entre tous, aurait dû être l'un des plus beaux de leur vie !

Devant la clinique, Rose a les jambes qui flanchent. Affronter l'épreuve est au-dessus de ses forces. Elle cherche le regard de son beau-frère, pour y puiser le courage d'entrer — alors qu'elle ne désire qu'une seule chose : être ailleurs. Mais les yeux de Rachad sont vides et son visage fermé à double-tour.

D'un effort surhumain, Rose pousse la porte vitrée.

 

 

 

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