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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 07:43

Chapitre 7

 Résumé des chapitres précédents : Une fois n’est pas coutume, Charlie et Nora ont délaissé leur tanière pour aller admirer le clown Boris, qui passe au théâtre d’Auxerre.

 

         Le parvis du théâtre se peuple peu à peu.

         — On bouge ? suggère Charlie qui suit tout ça de près.

         Il consulte l'addition, laisse trois pièces entre les verres vides, se lève, Nora sur les talons.

         Bientôt, le théâtre ouvre ses portes sur une salle à l'italienne, d'un luxe désuet — mirifique. Moulures, rosaces, ors éteints. Fauteuils de velours pourpre usés jusqu'à la corde, lourds brocards effrangés, tentures. Triple balcon aux volutes vermoulues. Baignoires suspendues, telles des montgolfières, entre terre et chapiteau.

         Nora salive. Cet endroit fascinant, importé d'un autre âge, la triture en-dedans. Des générations d'acteurs ont usé leurs semelles, sur ces planches. Sué, pleuré, douté. Simulé fonctions triviales et aspirations sublimes. Ça force le respect. Comme un lieu de culte, un prétoire, un cimetière. N'importe quel réceptacle des épanchements humains, quoi !

         — Fantastique ! résume-t-elle.

         Les spectateurs s'installent. Brouhaha.

         — Ça me rappelle mes albums de quand j'étais petite.

         Sur quel mythe enfantin va se lever le rideau ? Guignol et Gnafron ? Arlequin ? Le Pierrot lénifiant de la commedia dell'arte ?

         La lumière s'éteint. Silence progressif. Trois coups à vous donner le frisson, puis Boris.

         Nora retient son souffle.

                                                                                                                (A suivre)

 

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 07:27

Chapitre 6

 Résumé des chapitres précédents : Bonne nouvelle : le clown Boris, idole de Charlie, passe au théâtre d’Auxerre.

 

         Une demi-heure plus tard, ils sont en ville. Coup de bol, il y a juste une place à côté du théâtre. Ils y garent la vieille 4L poussive.

         — Putain, t'as vu l'affiche ?

         Une photo de clown en noir et blanc, si contrastée qu'elle s'apparente à l'esquisse au fusain, se détache sur le mur en quatre par trois. Dessous, une phrase, rien qu'une : Le miroir qui réfléchit

         — Costaud, le slogan ! apprécie Nora.

         Charlie recule de quelques pas, penche la tête, cligne de l'œil. Siffle entre ses dents.

         — Grandiose !

         N'y aurait-il pas un soupçon de jalousie, dans cette admiration béate ?

         — Un jour, ce sera ton tour, mon oiseau ! promet Nora.

         Comme ils sont en avance :

         — On s'en jette une ? propose-t-elle, en désignant une terrasse bondée.

         Elle adore les troquets. C'est la seule chose qui lui manque, dans sa retraite. L'unique du village est le quartier général du club de foot local, et le rendez-vous des chasseurs, en saison. Elle n'y a jamais mis pas les pieds. D'autant que le patron vote Affront National et s'en vante.

         — Regarde, y a une table libre.

         Précédée de son homme, elle s'insinue entre les consommateurs — paaardon. Pieds de chaises râclant le trottoir.

         — Deux demis, s'il vous plaît !

         Dans les rues que le soleil rase et où l'ombre bleue s’insinue lentement, la flânerie est de mise. Les passantes trimbalent une sensualité lascive dans leur démarche, le négligé de leur tenue, une épaule nue, l'amorce d'un sein. Une cuisse trahie, l'espace d'un éclair, par la jupe fendue. Des pieds que les chaussures n'emprisonnent plus.

         Une odeur de peau, sauvage et douce, flotte dans l'air.

         — Chouette, hein ? murmure Nora.

         — Chouette, approuve Charlie.

         Ils s'embrassent, histoire d'être à l'unisson. Et de partager le goût de la bière, en sus.

                                                                                                                                       (A suivre)

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 06:43

Chapitre 5

Résumé des chapitres précédents : Charlie et Nora s’aiment d’un amour exclusif et joyeux. Il est clown, elle l’aide et l’admire. Leur bonheur fait plaisir à voir !

 

         — Ce soir, on sort ! annonce Charlie.

         Nora lève les yeux de son tricot : la seconde chaussette d'une paire à rayures multicolores dont elle a pris soin, et c'est là l'astuce, de laisser dépasser le fil du bout, dans le plus pur style BD.

         — Sans blague ? Pour aller où ?

         — Devine qui passe à Auxerre ?

         Elle donne sa langue au chat — mais avec, déjà, convoitise. Un présumé plaisir lui grelottant à fleur de peau.

         Charlie laisse planer un instant de silence, puis annonce, tout de go :

         — Boris !

         Moue incrédule de Nora. Boris, l'idole, le dieu, le modèle absolu, l'être suprême ?

         — Tu te fous de moi ?

         — Pas du tout, je te jure. C'est annoncé dans le journal.

         Elle ne le lit jamais. Rien à foutre du monde extérieur.

         — À quelle heure ?

         — Huit.

         Déjà, elle est debout, la chaussette reléguée au fond du panier à pelotes.

         — Houlà, faut que je me grouille ! Tu ne pouvais pas le dire plus tôt ?

         Elle se rue dans la salle de bains. Jean propre, débardeur immaculé, coup de brosse, la nuque ployée, pour gonfler la mousse sombre des cheveux. Un trait nacré, sanglant, sur la grande bouche vorace.

         Ces préparatifs terminés :

         — Tu me prêtes ton blouson ? implore-t-elle, l'œil oblique.

         Le cuir, et sa bouche rouge, et sa chevelure luisante... Comment refuser ?

         Elle l'enfile, se sait belle, rayonne. 

         — On y va ?

                                                                                                             (A suivre)

 

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 05:22

Chapitre 4

  Résumé des chapitres précédents : Charlie est clown, Nora l’admire, ils s’aiment, ils rient... Que demander de plus à la vie ?

 

         L'âme du lieu, c'est la soupente. Leur théâtre en miniature. Une estrade d'avant la rénovation de l'école, récupérée à la décharge, y tient lieu de scène. Des draps de lit coulissant sur une tringle, de rideau. Là, Charlie répète, improvise, bricole. Nora coud. Défroques et accessoires évoquent, sous le quadrillage de poutres centenaires, la sordide magie des loges de music-hall (sueurs de divas, baume mentholé des danseurs, bandages herniaires d'éternels jeunes premiers... « Les puanteurs mythiques » comme dirait Nora, intoxiquée à tout jamais par une brève expérience de comédienne ambulante). Sur une table surmontée d'un miroir, des pots de maquillage bon marché, quelques plumes, des rubans, une écharpe pailletée. Au portemanteaux, un feutre à large bord garni d'une cascade de roses. Dans un coin, une planche et un fer à repasser. Par terre, un minuscule violon flanqué de son archet, un tambourin crevé, une paire d'échasses à reclouer...

         — Regarde, Nora !

         Assis au clavier d'un piano factice, Charlie mime avec emphase un virtuose en pleine inspiration. Le magnéto passe du Gershwin. Soudain, un petit bonhomme grimpe sur l'instrument et sautille au rythme de la musique. Il a la tête de Charlie mais un corps de trente centimètres de haut. Les mains chaussées de godillots pour figurer les pieds, Charlie exécute pas de deux et entrechats tandis que les bras de la marionnette, inertes mais entraînés par le mouvement, semblent battre la mesure.

         Nora fait basculer sa chaise tant elle se marre.

         — Tu aimes ? s'enquiert Charlie, surgissant hors d'haleine de derrière le piano.

         C'est pure coquetterie de sa part.

         — Renversant ! confirme sa spectatrice, à quatre pattes.

         Il s'accroupit près d'elle, l'embrasse — elle l'a bien mérité ! Ça aussi, c'est joyeux. Comme tout le reste. Chez certains, le désir est grave, presque féroce. La bête en rut gronde, dit-on. Eux s'abattent l'un sur l'autre quand bon leur semble, pour un saute-mouton d'une folle gaieté où même les silences rient.

         — Le premier qui jouit a perdu !

         Leurs mains débordent de caresse. Sur le toit roucoule une colombe — ô la touchante allégorie. Ailleurs, des gens consomment, s'emmerdent et se détruisent. Le coucher de soleil promet d'être beau ; quand l'horizon arbore ce rouge-là, c'est qu'il va battre tous ses records. Charlie et Nora le contempleront par la lucarne, entre deux coups de reins, avec la sensation d'avoir été compris. 

 

 

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 06:26

Chapitre 3

Résumé des chapitres précédents : Charlie et Nora se connaissent depuis l’enfance. L’âge adulte n’a pas modifié leurs rapports. Seuls leurs jeux sont un peu différents, et encore...

 

         De quoi vivent-ils, ces innocents, hormis d'amour et des légumes du potager ? Des petites prestations de Charlie, qui anime fêtes et réjouissances dans les bourgs d'alentour. Mister  Charlie, pardon ! Le clown de service. Un cirque à lui tout seul : prestidigitateur, équilibriste, comédien, marionnettiste. Rires assurés, succès garanti, tatatam! Et juste ce qu'il faut de pognon, après chaque représentation, pour les modestes dépenses des semaines à venir.

         — Des rayures grises et blanches, ça te va ?

         — Pour ?

         — Ben, ta Germaine, pardi !

         — Impec !

         Nora regarde une dernière fois la robe qu'elle vient d'extiper du placard —  pas de regret, ce tissu la vieillissait ; d'ailleurs, le style grand-mère est archi-démodé — et, d'un coup de ciseau, sépare jupe et corsage. Le 24, Charlie se taillera un franc succès avec ce numéro : une poupée de chiffon grandeur nature attachée entre ses omoplates, avec laquelle il dialoguera et dansera, tour à tour face ou dos au public. Étrange Janus mi-mâle mi-femelle dont le hideux masque aux mâchoires mobiles, englobant sa nuque, enthousiasmera les gosses et mettra les adultes mal à l'aise.

         — J'ai repeint ses dents, qu'est-ce que tu en penses ?

         — On dirait qu'elle va mordre !

         — En tout être humain sommeille une ogresse...

         — Je croyais que c'était un cochon !

         — Un cochon ? Quel cochon ?

         — Le proverbe, ce n'est pas : « Dans chaque homme, il y a un cochon qui sommeille ? »

         — Ce que tu peux être conventionnelle ! Disons... une truie cannibale, si tu préfères ! Tiens, au fait... si je lui rajoutais un groin de papier mâché ?

         En muse consciencieuse, Nora applaudit.

         — Excellente idée : elle sera encore plus inquiétante !

                                                                                                         (A suivre)

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 07:28

Chapitre 2

Résumé du chapitre précédent : Nora et Charlie, petit couple joyeux et fusionnel ; une chaumière et deux cœurs...

 

         — Je ranges les commissions, dit Nora. Tu files à bouffer au chat ? Je crois qu'il a la dalle.

         L'animal, en effet, slalome entre leurs jambes avec obstination.

         — Un instant, goinfre ! l'exhorte Charlie en cherchant l'ouvre-boîte parmi les couverts qui sèchent sur l'évier.

         Agenouillée devant le frigo, Nora enfourne laitue et tomates dans le panier à légumes.

         — Tu as téléphoné à la mairie ?

         Il a. On lui a confirmé son engagement pour le 24 juin — c'est-à-dire dans trois semaines — , à la salle des fêtes, en l'honneur de sainte Opportune, patronne de la région.

         — Super ! se réjouit Nora. Tu seras prêt ?

         Et comment ! Le spectacle est archi-rodé. D'ailleurs, elle le sait, elle assiste aux répétitions.

         — Par contre, il faudrait que tu rajoutes quelques jupons à la Germaine, je la trouve un peu maigre.

         — OK, boss. Laquelle de mes vieilles fringues vais-je encore dépiauter ?

         Ça demande réflexion. Elle réfléchit donc.

         — J'ai modifié la scène du piano, poursuit Charlie. Je voudrais bien la mettre au point pour le 24.

         Nora approuve, comme d'hab', puis s'éclipse, clip-clop.

         Le destin, lui ayant par inadvertance broyé la hanche gauche, l'a pourvue, en compensation, du plus ravissant des visages : ovale parfait, narines ciselées, œil sombre ourlé d'un foisonnement de cils. Et quelque chose de si animal dans l'agencement des traits, de si vigoureusement charnel que certaines expressions frisent l'indécence.

         Charlie et elle se connaissent depuis l'enfance. Leurs familles étaient voisines, ils ont fréquenté la même maternelle et se sont toujours sus destinés l'un à l'autre — en dépit de l'accident et de ses conséquences, ou peut-être même grâce à lui. À dix ans, ils s'inventaient en secret des jeux passionnants, rien que pour eux. L'âge adulte n'a en rien modifié leurs rapports. Ils traversent la vie à cloche-pied, bouche à bouche, main dans la main, les yeux au fond des yeux. Avec une avidité réciproque de jumeaux, imbriqués à jamais par le séjour commun dans l'utérus et que toute séparation mutile.

         De jumeaux, ai-je dit ? Plutôt de siamois.

         Soudés par le cœur.

         Ou le bas-ventre — ce qui se vaut.

                                                                                         (A suivre)

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 07:04

Chapitre 1

         — Sont-ils mignons, ces deux-là !

         Penchée à sa fenêtre — du haut de laquelle, depuis trois-quarts de siècle, elle observe et commente les mouvements du village —, Marie-Jeanne sourit. Ce petit couple fait fondre son vieux cœur. Lui, avec ses allures de chien fou, elle, minuscule et claudiquante. Et cette manière qu'ils ont de jacasser, de pouffer, de se taquiner à tout propos sans que rien, jamais, n'enraye leur connivence...

         D'où viennent-ils, le cabas à la main ? De l'épicierie, sans doute. À moins que ce ne soit de la boulangerie ou du tabac — voire des trois à la fois, c'est peut-être un jour faste. Où vont-ils ? Chez eux, enfouir leur butin, vite vite fermer la porte, et on les entendra rire à travers les murs.

         Ils interrompent leur babillage pour lancer d'une même voix :

         — Bonjour Marie-Jeanne ! 

          Elle, de sa grande bouche rouge, lui, sous sa moustache de cocker. Elle, avec son déhanchement clip-clop et ses cheveux dans les yeux, lui, perché sur des guiboles démesurées. Elle, tout en rondeurs délicates, lui, trimbalant une ossature aigüe qui affleure, par endroit, sous la peau ; l'arrête du nez, le menton, la pomme d'Adam, les clavicules... autant de mâts tendant, à la presque percer, la fine toile du derme.

         — Bonjour, les enfants, répond Marie-Jeanne.

         Les enfants ! Ils ont presque soixante ans à eux deux !

         Déjà, ils s'éloignent. De dos, leur harmonie est encore plus flagrante. Elle trottine, clip-clop, pour rester à sa hauteur. Il ralentit, calque son pas sur le sien, chacun contrecarrant sa foulée naturelle pour adopter celle de l'autre. Au carrefour, ils empruntent le petit chemin de terre qui s'insinue entre les prés. Cents mètres à patauger dans la gadoue, et voilà leur maison.

         Une maison, ça ? Cet agglomérat d'appentis branlants ceignant une bâtisse trapue, en pierre brute, envahie de lierre et semi-éboulée ? On peut vivre là-dedans ?

         Oui-da. On y vit, on y aime, à l'abri du monde et des intempéries. Mieux : l'on s'émerveille d'y être aussi bien. La forêt à droite, à gauche, le verger où paît le poney, derrière, un rideau de verdure cachant la nationale. Et une paix sans nom lorsque descend le soir.

         Cadeau.

         Merci qui ?

         Merci, le bonheur.

 

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 04:54

On vous dit toujours :

« Ne faites pas de grimaces ! »

C’EST RIDICULE.  

(Ce n’est pas de faire des grimaces qui est ridicule, non : c’est de vous l’interdire.) Car la grimace est ce qui différencie l’être humain du ver de terre. Vous avez déjà vu un ver de terre faire des grimaces, vous ?

De nombreux cultivateurs confondent les enfants avec les vers de terre, à cause de leur façon assez semblable de se tortiller. Or, les vers de terre ont sur les enfants un gros avantage : ils creusent des galeries qui aèrent la terre et favorisent l’agriculture. Les enfants, eux, piétinent les champs. Résultat : les champs pleins d’enfants donnent des RÉCOLTES MINABLES, tandis que les champs pleins de vers de terre sont MAGNIFIQUES.

 

Alors, un conseil : afin d’éviter ce problème aux cultivateurs (qui sont nos amis), FAITES-LEUR DES GRIMACES ! Beaucoup de grimaces ! LES PIRE GRIMACES QUE VOUS CONNAISSEZ. Et s’ilsvous retournent une claque, CE N’EST PAS GRAVE. Votre sacrifice ne sera pas inutile, car grâce à vous pousseront de beaux légumes qui les rendront HEUREUX et RICHES. Ils les vendront très chers à vos parents, et vous serez également gagnants, puisque ces légumes se retrouveront dans VOTRE ASSIETTE.

Quoi ? Que ditez-vous ? Vous DÉTESTEZ LES LÉGUMES ?

Vous n’aurez qu’à les donner à vos microbes-des-mains-sales. Comme ça, en plus de faire le bonheur des cultivateurs, vous ferez également celui d’ADORABLES microbes en voie disparition !

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 15:11

Voilà maintenant près d'un an et demi que nous nous retrouvons chaque matin, pour une petite histoire ou un billet d'humeur. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, ce rendez-vous quotidien est très important. Or, après 250 "Grands moments de solitude", une bonne centaine d'épisodes de "Zoé Borborygme", 25 "Contes à vomir debout", plus quelques broutilles par-ci par-là, je ne sais plus quoi vous raconter.

Une de mes très bonnes amies m'a fait une suggestion : découper en feuilleton l'un de mes livres, et vous le distiller par petits bouts, jour après jour... J'ai longuement hésité, puis je me suis rappelé mon propre émerveillement à la lecture des romans, tronçonnés ainsi en courtes  séquences, que je dévorais, enfant, dans les journaux de mes parents. Et je me suis dit : pourquoi pas ? Bien sûr, seuls ceux qui lisent mon blog chaque matin y trouveront leur compte. Les autres seront largués dès le deuxième épisode. Eh bien, tant pis pour eux. Cette lecture ne concernera que les assidus, les fidèles, les accros, bref, les vrais habitués ; vous, mes lecteurs chéris.

Le roman que je vous propose s'intitule "Folle d'amour" - et, contrairement à ce que son titre pourrait laisser supposer, ce n'est pas du Barbara Cartland. Il est déjà paru à deux reprises sous des titres différents, et certains d'entre vous l'ont peut-être déjà lu. Je m'en excuse par avance auprès d'eux. En revanche, ceux qui vont le découvrir à cette occasion y retrouveront des choses qui leur sont familières. Certains moments de solitude, entre autres (ou certains contes à vomir debout) ont, comme point de départ, des passages de ce livre  — qui, dans sa version initiale, leur est antérieur.

"Folle d'amour" commencera vendredi matin, et je vous préviens, vous en avez pour six mois minimum. Si, toutefois, mon histoire vous cassait les pieds en cours de route, n'hésitez pas à me le faire savoir.

Je vous embrasse tous, et... à vendredi !

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 07:16

  On vous dit toujours :

« Ne mettez pas vos doigts dans votre nez ! »

ON A TORT !

LES NARINES SONT FAITES POUR ÇA.

Il y a, dans le nez des enfants normalement constitués, un petit aimant qui attire irrésistiblementles doigts. En contrariant cette attirance INSTINCTIVE, vous allez à l’encontre de la NATURE.

Observez de près la forme de votre index, sa longueur, son épaisseur. Puis regardez l’intérieur de vos narines dans une glace. Rien ne vous frappe ?

ILS ONT EXACTEMENT LA MÊME FORME.

Ils sont donc faits pour s’emboiter l’un dans l’autre, comme le tenon et la mortaise, le lapin et le terrier, l’œuf et le coquetier, le pied et la chaussure.

Si mettre les doigts dans son nez était SALE, la Nature ne les aurait pas conçus si parfaitement complémentaires. Elle aurait, par exemple, fait des narines carrées et des doigts ronds, ou l’inverse, pour qu’il soit IMPOSSIBLE de les rentrer l’un dans l’autre. 

On peut donc en conclure que ce geste est ÉCOLOGIQUE. Il évite la pollution des narines, et en plus, il est AGRÉABLE.

 

Alors, un conseil : si votre maman vous REPROCHE d’avoir toujours vos doigts dans votre nez, expliquez-lui que vous MILITEZpour la défense de la NATURE. Du coup, plutôt que de vous gronder, elle vous FÉLICITERA et sera FIÈRE DE VOUS.

 

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