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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 02:11

  Fumer peut nuire gravement à la santé

         Début 80, métro Marx Dormoy. Un jeune barbu-chevelu s’approche de moi :

         — T’aurais pas une cigarette ?

         Je secoue la tête.

         — Non, désolée, je ne fume pas.

         — Pas grave, je me contenterai d’une pipe !

         On était cool, en ce temps-là.

        

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 08:05

 Episode 97

        Résumé des chapitres précédents : le fortin du désert est plein de babas cools vachement accueillants !

 

         — Nous vivons ici depuis 1972, année de mon mariage avec le sheik Airifik, expliqua Monique, en remplissant les verres de ses hôtes. Et je...

         — Qu’est-ce que c’est ? coupa Zoé, à qui ce liquide noirâtre n’inspirait pas confiance.

         — De l’alcool de date que nous le distillons nous-mêmes. Goûte, c’est délicieux ! 

         — En effet, apprécia Branquestein, après y avoir trempé les lèvres. Mais... je croyais que l’alcool était prohibé dans le monde musulman.        

         Monique éclata de rire.

­         — Il l’est, ainsi que la ganja, le naturisme, les parties de jambe en l’air collectives, et bien d’autres pratiques tout aussi agréables. Mais vous n’êtes pas ici dans le « monde musulman », vous êtes dans la cité des plaisirs sans complexes !

         Cela méritait des explications. Explications il y eut — sans interruption d’aucune sorte, cette fois.

         — Nous sommes, disais-je, arrivés ici au début des seventies, Marcel, Roger et moi, reprit Monique.

         Du doigt, elle indiqua deux vieillards à barbe blanche qui somnolaient béatement entre les bras d’une houri déculottée.

         — A la suite de péripéties qu’il serait trop long de vous narrer maintenant, nous avons été dépouillés et laissés pour morts en plein désert. Par chance, des guerriers nomades nous ont soignés et recueillis. Leur chef, Airifik, s’étant épris de moi, j’acceptai de l’épouser à condition qu’il me laissât vivre à ma guise. Il y consentit — et n’eut jamais à le regretter, ni lui, ni son armée. Parce que, foutrebleu, qu’est-ce qu’on se marre, depuis quarante ans, hein, les poteaux !

                                                                                                                             (A suivre)

 

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 04:36

Sans peur et sans reproche

        Quand j’ai, à mon corps défendant, permis à Mélanie de regarder son premiers film d’horreur (La nuit des morts-vivants, de Roméro), je me suis mentalement traitée de tous les noms. « Tu es en train de bousiller ta fille, me disais-je en moi-même. Sept ans, c’est bien trop tôt pour un spectacle pareil ! Si elle devient hystérique, mythomane ou hypocondriaque, ce sera ta faute, mère indigne. »

         Eh bien, je me trompais : elle n’a jamais eu peur du noir ni des croquemitaines, et je ne connais personne de moins angoissé qu’elle. En voici un exemple parmi d’autres :

         Cette année-là — elle devait avoir huit ou neuf ans —, nous passions nos vacances chez un copain, dans l’Aveyron. Il habitait, à flanc de colline, une baraque à moitié restaurée, à côté d’un hameau en ruine. Déjà ça, c’était pas mal flippant. Et que dire des cabinets ? Une petite construction au milieu des bois, à une bonne cinquantaine de mètres de la maison. Imaginez, si un besoin pressant se faisait sentir, la nuit...

         Or, c’était justement le cas. Et Sylvain qui dormait à poings fermés !

         « Je ne vais quand même pas le réveiller pour qu’il m’accompagne, me dis-je en moi-même. J'aurais vraiment l'air trop con ! »

         N’empêche, je n’en menais pas large...

         Me voyant me lever en douce, Mélanie, qui partageait notre chambre, me demande où je vais.

         — Aux toilettes, mais ça me fiche les jetons, tu peux pas savoir ! 

         —Tu veux que je t’emmène ?

         Joignant le geste à la parole, elle me prend par la main,  m’entraîne tranquillement dans la forêt nocturne et, une fois à destination, m’attend devant la porte en observant la lune avec ravissement. Et comme  je m’étonne :

         — Tu n'as pas peur ? 

         Elle me répond suavement :

         — Penses-tu ! J’en ai vu d’autres !

         

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 09:17

Impossible de faire apparaître l'épisode 96 de Zoé Borborygme sur mon blog. En revanche, si vous tapez : http://gudule.over-blog.com/article-zoe-borborygme-112463967.html , vous tombez dessus. Pourquoi ? Mystère insondable de l'informatique. Et en attendant, moi, je suis bien embêtée. Pour les lecteurs qui passent par facebook, aucun problème, mais pour ceux qui viennent directement sur ce blog, l'épisode 96 de Zoé Borboygme est INVISIBLE.

Hou hou, monsieur Over-blog, faites quelque chose, quoi ! 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 06:01

Episode 96

        Résumé des chapitres précédents : Après l’attaque du camion, nos héros se retrouvent dans une ancienne citadelle où sévit une certaine Monique, femme de chef de son état — et française de surcroît.

 

         Dans la cour du fortin, le spectacle qui s’offrit aux nouveaux arrivants les laissa sur le cul.

         — On se croirait à Frisko dans les années 70, souffla Zoé à Branquenstein.

         — Ouaip, répondit ce dernier, la maison bleue, tout ça... En 2012, en plein désert qatar, y a de l’uchronie dans l’air !

         C’était le parfait résumé de la situation. Sauf...

         ... sauf que les babas cools à moitié dépoilés qui se repassaient le pétard étaient, en grande majorité, sexagénaires.

         — De l’uchronie ou de la nostalgie ? enchaîna Zoé. Euh... Madame ?

         Ce dernier mot s’adressait à une femme aux longs cheveux gris, uniquement vêtue d’un jean en lambeaux et d’un nombre effarant de colliers, bracelets, bagues, boucles d’oreilles, qui s’avançait vers eux en souriant.

         — Soyez les bienvenus. Je me nomme Monique...

         — Enchantée, dit Zoé en tendant la main. Moi, c’est Zoé Borborygme.

         — Herr Doctorr Brranquenstein, se présenta le résurrectologue, avec un drôle d’accent. Et lui, c’est Chouchou.

         — Il est chou, apprécia Monique. Asseyez-vous, mettez-vous à l’aise. Ahmed, passe-leur le joint, et toi, Mouloud, va chercher une bouteille et quatre verres, qu’on trinque !

         Cinq minutes plus tard, à l’ombre des tissus colorés qui frémissaient doucement au-dessus de leur tête, et affalés dans des coussins en peau de chameau, ils causaient comme de vieilles connaissances...

                                                                                                                                     (A suivre)

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 15:04

La touche finale : l'enseigne ! (Merci, Reno !)

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 07:37

 

Humour médical

         A cette époque, les pilules contraceptives ressemblaient à des petits bonbons bleus. Profitant d’un instant d’inattention, Olivier, dix-huit mois, pique la plaquette sur ma table de nuit et en engouffre... une, deux, trois ? Impossible de compter, dans le magma fondu qu’il bave joyeusement.

         Affolée, j’appelle le toubib.

         — Rassurez-vous, s’esclaffe-t-il, ce médicament est inoffensif. Et j’ai une bonne nouvelle pour vous : vous ne serez pas grand-mère dans les mois à venir !

        

 

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 07:27

Episode 95

         Résumé des chapitres précédents : Profitant de ce que le camion est tombé dans une embuscade, nos amis s’extirpent de leur cachette. Autour d’eux, le désert immense et brûlant...

 

         Un quart d’heure plus tard, le camion en flamme explosait. Aucun militaire ne survécut, ce que les assaillants, n’ayant à déplorer que quelques blessés légers, fêtèrent bruyamment.

         Alors, alors seulement, tous les yeux se braquèrent sur nos héros, et quelqu’un s’écria :

         — Min aïda ? *

         À l’expression de Zoé, ils comprirent qu’ils avaient affaire à des étrangers.

         — Vous êtes français ? demanda un petit homme à moustache, avec un fort accent.

         Au hochement de tête des intéressés, tous les visages s’épanouirent et quelques onomatopées joyeuses furent échangées.

         — Ça, ça va faire plaisir à Monique ! traduisit le moustachu.

         — Qui est Monique ? s’enquit Zoé.

         — La femme de notre chef.

         Trois jeeps stationnaient non loin. Les hommes s’entassèrent dans les deux premières, tandis que le moustachu invitait nos amis à prendre place dans la troisième.

         — Où allons-nous ? demanda Branquenstein.

         Du doigt, le moustachu indiqua l’horizon.

         — Dans notre camp.

         La piste brillait sous le soleil aveuglant.

         — Oh, ce ciel... murmura Branquestein, en clignant des paupières. Ce ciel... On dirait les yeux de Dora.

         Comme pour donner plus de poids à ses paroles, il caressa la main de Chouchou qui transpirait abondamment sous son chapeau, sa barbe et ses lunettes noires.

         Bientôt apparut à l’horizon une ancienne citadelle, datant probablement de la colonisation. Les jeeps stoppèrent à la queue leu leu devant le portail fermé et, les mains en porte-voix, le moutachu cria :

         — Deux qui la tiennent...

         — ... trois qui la niquent ! hurla le reste de la troupe en chœur.

         Ce devait être un mot de passe, car aussitôt, dans un grincement de poulies digne du pont-levis d’un château-fort, le portail s’ouvrit.

                                                                                                                               (A suivre)

 

         Min aïda : qui c’est ?  (et je fais ma maligne si je veux, d'abord : c'est MON feuilleton !)

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 07:57

"LE TEMPS DE LIRE", la bouquinerie de Sylvain, ouvrira ses portes vendredi 16 novembre à 10h, à Puycelsi, dans le Tarn. Qu'on se le dise (et qu'on le répète autour de soi) ! 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 04:26

Retour à la nature

        Courant soixante-dix, nous décidons, Alex et moi, de tourner le dos à la civilisation. Foin du confort débilitant, il est grand temps de retrouver les « vraies valeurs » ! Avec l’aide de mes parents, nous achetons, en bordure du village de Launoy, près de Soisson, une fermette à retaper. L’endroit est idyllique (je l’ai longuement décrit dans « J’irai dormir au fond du puits »), il y a l’électricité, l’eau à la pompe, le feu dans la cheminée et un grand potager. Que souhaiter de plus pour élever notre nichée — qui ne se compose encore que de Frédéric et Olivier, onze et huit ans ?

         On s’arme d’une marteau, d’une truelle, de beaucoup de courage, et on dit aux garçons : « Allez courir les champs, ça vaut mieux que la télé ». Ce qu’ils s’empressent de faire, de peur, sans doute, de devoir donner un coup de main.

         C’est l’été, le temps est superbe, les travaux progessent lentement mais sûrement. Nos sauvageons ne réapparaissent qu’aux heures des repas ; ils sont affamés, tout bruns, en pleine forme. Rien à voir avec les gamins faméliques de la ville !

         — On a découvert un trésor, nous annoncent-il un jour. 

         Avec des mines de conspirateurs, ils nous emmènent visiter leur planque : un petit poulailler en ruine, accolé au flanc de la maison. Et là, qu’apercevons-nous, parmi les herbes folles et la fiente séchée ?

         Un obus.

         Un vrai. Un peu rouillé, certes, mais entier.

         Entier ?

         Ni une ni deux, Alex chope un gamin, moi l’autre, et nous détalons hors de portée d’une éventuelle explosion— c’est-à-dire à une bonne centaine de mètres.

         — Où l’avez-vous trouvé ? s’enquiert mon mari d’une voix cassée par l’émotion.

         — Dans la carrière, répond Frédéric. Les enfants d’ici font la collection. Ils disent que ça date de la guerre de 14.

         — Tu crois que cet engin peut encore péter ? demandai-je, en proie à un flip monstrueux.

         Alex m'assure que oui : ce genre d’accident arrive régulièrement.

         — Allez, tous en voiture, ajoute-t-il. On file à la gendarmerie ! 

 

         Nous y avons passé l’après-midi. Frédéric et Olivier, interrogés par les gendarmes, n’en menaient pas large. Finalement, un spécialiste du déminage s’est rendu sur place, et a embarqué l’obus (qui était inoffensif), de sorte qu’en fin de journée, nous avons pu rentrer chez nous.         

         Nos fils, impressionnés par tout ce branle-bas, nous ont juré de ne plus jamais toucher aux « bombes ».  Je ne sais pas s’ils ont tenu parole, mais en tout cas, ils sont toujours là !

 

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