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Gudule, écrivaine pour la jeunesse, surtout, et pour les adultes aussi un peu.

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LE BEL ÉTÉ 59

 

                                                                   ÉPILOGUE

 

         J’ai bien failli intituler ce livre « J’arrive », en hommage à l’admirable chanson de Jacques Brel, dont les paroles m’ont toujours bouleversée. Mais outre que je renâclais à l’idée d’un emprunt, si prestigieux soit-il, le désespoir qui émane de ce texte  — et en fait d’ailleurs l’infinie beauté —, ne collait pas avec mon optimisme naturel.  Je choisis donc un titre plus proche de ce que je ressentais. Parce que l’appel de la mort, eh bien, très peu pour moi. Oh, je ne souhaitais pas vivre centenaire ! (Qui le souhaite, d’ailleurs ? C’est la perspective la plus hideuse qui soit. ) Mais pas question de rappliquer comme un toutou quand la Camarde me sifflerait !

         Dès lors, que le sursis dure encore quelques semaines, quelques mois — voire, avec un peu de chance, quelques belles années —, je voulais en profiter, en profiter vraiment ; rire, aimer, m’amuser, jouir de l’existence et faire un bras d’honneur aux pronostics funèbres.

 

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G
Faut bien reconnaître que ton deuxième exemple est le plus courant, et c'est bien sûr à lui que je faisais allusion. Devenir dépendant comme un bébé quand on a toute sa vie été autonome (voire<br /> autoritaire) je trouve ça terrifiant. Mais bon, ta centenaire en talons aiguilles dément ce stéréotype avec brio !
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F
Vivre centenaire... Eh ben pourquoi pas ? Tant qu'on a la forme et toute sa tête. Me dites pas que ça n'existe pas, la marraine de mon père a fêté ses 100 ans l'an dernier et elle a bien la pêche.<br /> Elle vit toujours chez elle, en centre ville, fait ses courses à pied, boit du Champagne, se pomponne et met des talons aiguille. Physiquement, impossible de lui donner 100 ans, 80 tout au<br /> plus.<br /> Ça, c'est une bonne centenaire !!!<br /> <br /> Évidemment, avoir 100 ans dans une maison de retraite médicalisée où on ne se lève même plus du lit, où la voisine de chambre s'obstine à parler breton et la seule personne encore assez vaillante<br /> pour marcher arpente le couloir toute la journée en répétant "Je vais à Guissény", tout de suite, ça fait moins envie !
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G
Ah no, le "tant que" me convient parfaitement !
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P
Ben ça, c'est le meilleur des programmes de vie... continuer encore et tant que.(Oui je sais, il faut quelque chose après le "tant que" mais ce n'est pas moi qui l'écrirais mais bien toi, chère<br /> Gudule !)
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M
tout ce que vous avez écrit est juste! j'ai d'ailleurs écrit un livre intitulé "Confession d'une patiente ordinaire"...tout y est.
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