Gudule, écrivaine pour la jeunesse, surtout, et pour les adultes aussi un peu.
L’INDÉSIRABLE — Rose ! Rooose ! Interrompue en plein travail, Rose se penche à la fenêtre. — Chut, Mona, pas si fort. Olivier dort. — Oh, pardon ! Tu m'offres un thé ? J'ai apporté des fitir bi agua.* Rose se mord les lèvres. — C'est que… je suis déjà...
Lire la suiteFIN DES COMBATS Après six jours d'affrontements, les combats s'arrêtent aussi subitement qu'ils avaient commencé. Et le Liban retrouve sa sérénité. Provisoirement, s'entend. Il ignore encore que cette guerre-éclair n'est que le prélude aux quinze années...
Lire la suiteLE CONFLIT S’INTENSIFIE Deux personnes, cependant, semblent imperméables aux affres collectives : Rachad et Omane. Comme À quelque chose malheur est bon (dixit l'inénarrable Suzanne Vermeer) Rose avait espéré, en son for intérieur, que la situation politique...
Lire la suiteTERREUR Dans les jours qui suivent, la tension générale prend une ampleur sans précédent. Les nouvelles, déjà alarmantes, que diffuse la radio, sont propagées et amplifiées par une population en transes. Afin de prêter main forte à l'armée égyptienne,...
Lire la suiteFUTUR MUSICIEN En fin de matinée, Amir, comme chaque jour, descend à Beyrouth. Mais une heure plus tard, il est de retour. — Impossible d'entrer en ville, c'est la faouda*, annonce-t-il. Le trafic est complètement perturbé, il y a des barrages partout,...
Lire la suiteAFFRONTEMENTS Le 5 juin au matin, des clameurs éclatent dans le village. Rose se précipite à la fenêtre : — Qu'est-ce qui se passe ? Un groupe de villageoises parcourt les rues en poussant des « îhîî » suraigüs. — Chou aïda ? * leur crie Amir. — La guerre...
Lire la suiteMENACES DE GUERRE —Tu as lu les nouvelles ? dit Mona Aoun, en tendant le journal. Ça va de mal en pis ! Rose, que l'actualité ne tracasse pas outre mesure — elle a suffisamment de problèmes personnels pour ne pas, en plus, s'investir dans ceux de la nation...
Lire la suiteFOUTUE ENTÊTÉE ! Fin mai. Le printemps bat son plein. La montagne libanaise n'est qu'un bouquet de fleurs, les jardins embaument. Rose promène ses enfants dans les petites rues de Zouk inondées de soleil, et, chaque fois qu'elle passe devant chez sa belle-sœur,...
Lire la suiteLA FAMILLE IDÉALE (BIS) Le studio-photo se trouve dans l'immeuble Starco d'où Rose, jadis, s'est fait virer manu militari par Jo Fattal. « Pourvu que je le croise dans l'ascenseur », pense-t-elle, toute frétillante. Revenir auréolée de gloire sur le théâtre...
Lire la suiteLA FAMILLE IDÉALE —Le téléphone sonne ! crie Rose par la fenêtre. Tu décroches, Amir ? Je ne peux pas répondre, je change Olivier. —OK, bâille Amir, en sautant du hamac. Cinq minutes plus tard, il monte la retrouver. —C'était mon frère. Il a besoin de...
Lire la suite