Gudule, écrivaine pour la jeunesse, surtout, et pour les adultes aussi un peu.
LA GLOIRE Aucun de ses envois ne recevra de réponse. En revanche, de temps à autre, Amir interprétera « Ça vaut pas l’coup » dans le métro. Ça le changera un peu de Yesterday et de Michelle. Conséquence directe — et pour le moins inattendue — : un soir,...
Lire la suiteANNE SYLVESTRE N'ayant aucune nouvelle de Georges Brassens — et pour cause — Rose ne s'avoue pas vaincue. Elle a une autre idole, depuis peu : Anne Sylvestre. Une femme sera peut-être plus perméable à sa détresse qu'un homme ? En revanche, où la trouver...
Lire la suiteBRASSENS Sur ces entrefaites survient la rentrée. En emmenant Grégoire à l'école, le premier septembre, Rose pousse un double soupir de soulagement. D'un part, l'appartement est bien plus calme sans lui, et d'autre part, la cantine ne coûte que trois...
Lire la suiteLA MANCHE Un chanteur de folk gratte sa guitare, dans le métro. Rose l'observe, songeuse. — Amir ? — Mmmm… — Tu penses la même chose que moi ? Ils se regardent, se comprennent sans parler. — Ça va pas, la tête ? proteste Amir. Ayant fini sa prestation,...
Lire la suitePETITES ANNONCES — Il faut que je trouve un nouvel engagement, déclare Amir, dès le lendemain. — Sur Paris, si possible, ajoute Rose. — Papa va partir ? interroge Grégoire qui suit, mine de rien, la conversation. — Non, mon bichon, pas tout de suite,...
Lire la suiteALLELUIA Au réveil, le premier soin de Rose est d'écrire une chanson. Drôle de réaction, me direz-vous. Pas tellement, si on y réfléchit : de tout temps et sous toutes les latitudes, la parole des poètes a galvanisé la révolte des peuples. Combien d'entre...
Lire la suiteMOI AUSSI, J’AI FAIT LA RÉVOLUTION Devant la mairie, la manif bat son plein. Les participants, de plus en plus nombreux, débordent jusque dans les rues voisines. Le parc, si calme tout à l'heure, est maintenant envahi par une foule de jeunes gens braillards,...
Lire la suitePREMIÈRE MANIF Le 13 juillet, comme Rose revient du parc : — Vous allez danser, ce soir ? l'interpelle Mme Irène qui prend le frais sur le pas de sa porte. — Pourquoi ? — C'est la fête nationale. — Ah , j'avais oublié. Les bals du 14 juillet, Rose ne...
Lire la suiteMADAME IRÈNE (BIS) Amir téléphone tous les jours, ou presque. Et, insensiblement, son ton change. D'enthousiaste qu'il était au départ : « On a un succès fou ! Autographes, interviews, télés, la totale ! Ton mari est une star, habibté », il se mitige,...
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