Gudule, écrivaine pour la jeunesse, surtout, et pour les adultes aussi un peu.
LA DISCRÈTE Nous passions tout notre temps libre, soit au bord de la rivière, soit sur les espaces verts du village — l’un en particulier, le petit St Roch, d’où l’on apercevait la crête des Pyrénées. Souvent, je comparais ces charmes estivaux aux solitudes...
Lire la suiteMON CANCER S’APPELLE GUILLAUME Le jour où un médecin me parla de mon « gliome » , je compris « Guillaume » et lui fis répéter. Non seulement parce que ça m’évoquait « Le Bruit des glaçons » de Bertrand Blier, mais surtout parce que c’était le nom du gars...
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LA MALADE ATTITUDE J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour ma santé. Voltaire Comme toujours dans ce genre de situation, des âmes bienveillantes me dispensèrent moult conseils, allant des tisanes reconstituantes à l’aide psychologique, en...
Lire la suiteLES PITIÉS INTERDITES J’ai pu constater une chose surprenante : les personnes qui reçoivent en même temps une bonne et une mauvaise nouvelle sont si décontenancées qu’elles zappent la mauvaise pour focaliser sur la bonne. Du coup, la pilule passe nettement...
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LA POUPÉE AUX ARAIGNÉES Le départ d’Olivier et Brigitte me rendit une autonomie que je croyais avoir perdue. En l’absence de ma belle-fille, il fallait bien que quelqu’un s’occupe de la maison, n’est-ce pas ? Je me réappropriai donc les lieux par un rangement...
Lire la suiteCHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCÉE Il y a des mots affreux. Des mots empoisonnés qui, à l’instar de certaines substances chimiques, stagnent dans notre organisme sans jamais pouvoir être éliminés. « Soins palliatifs » est de ceux-là. Lorsqu’une infirmière,...
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REMAKE Une autre question me hantait, à laquelle, cette fois, aucun médecin — fût-il surdiplômé et ultra-compétent —, ne pouvait répondre : c’était « pourquoi ? ». Pourquoi justement cette maladie-là, à ce moment précis et dans ces circonstances ? La...
Lire la suiteOUI, POURQUOI, AU FAIT ? A cause d’une question qui me tenaillait chaque jour davantage : et si l’œuf de la mort, clipé à la paroi interne de mon crâne, s’était multiplié avant qu’on le retire, hein ? Le chirurgien m’avait bien expliqué que la tumeur,...
Lire la suiteEMPLIR D’ÉTOILES UN CORPS QUI TREMBLE Au début des années quatre-vingts, j’avais écrit, dans une « Psychanalyse de la braguette » (ma rubrique mensuelle chez Fluide Glacial) : Le jour de la fin du monde, si je peux me blottir entre les bras d’un homme,...
Lire la suiteLES HAPPY END’S NE SONT PLUS CE QU’ELLES ÉTAIENT N’empêche que le scénario tournait au Grand-Guignol. Je m’en ouvris à Olivier que sa sensibilité d’écrivain rendait apte à comprendre mes divagations. — Tu es en pleine confusion mentale, me dit-il. Mais...
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