Gudule, écrivaine pour la jeunesse, surtout, et pour les adultes aussi un peu.
LA VIEILLE DAME INDIGNE Eh oui, aussi dérangeant que cela puisse paraître, trois mois seulement après le décès de Sylvain, cet aperçu de la vie à deux, même tronquée de son aspect charnel, m’avait séduite. La complicité, les éclats de rire, les escapades...
Lire la suiteMONSIEUR VACANCES Nulle entorse à ce rituel frustrant, hormis cette fin de soirée frisquette où, tels des préados, nous nous étions glissés sous une couverture pour regarder un film d’horreur. Mais, bien que la situation s’y prêtât foutrement, aucun d’entre...
Lire la suiteQUINZE JOURS DÉLICIEUX Oui, délicieux, je persiste et signe. Une sorte de deuil buissonnier. Nous discutions de tout, de rien, de pas grand-chose, sans que, par un accord tacite, il soit jamais question des douleurs qui précèdent. Castor ne pratiquait...
Lire la suiteCASTOR, LE RETOUR Grâce à Pascal, un ami maçon soigneusement briefé par Sylvain avant son départ, la galerie prenait forme. Elle s’acheva sans que cela me tire de mon marasme. Sauf… … sauf qu’une idée me vint, pas bête, finalement : et si je proposais...
Lire la suiteFAITS D’HIVER Sylvain mourut le 2 janvier, inaugurant une véritable ère glaciaire. L’hiver 2013, qui avait débuté en octobre — chose rarissime dans le Sud-Ouest où les arrière-saisons sont d’ordinaire clémentes — semblait ne jamais devoir s’arrêter. Février,...
Lire la suiteRENCONTRE Vint le mois de juin, et, avec lui, la Comédie du Livre de Montpellier où, sollicitée par un ami libraire, j’acceptai de me rendre. (La chose est assez rare pour être signalée : estimant ma présence indispensable à mon malade, je refusais tout...
Lire la suiteLE VISITEUR DU SOIR Si les détails morbides qui précèdent ont pu décourager certains lecteurs, je les prie par avance de m’en excuser. Ils n’avaient pour but que de cibler l’état d’esprit dans lequel je me trouvais quand le miracle eut lieu. Oui, miracle...
Lire la suiteUN RÊVE, PAR LA SUITE, VINT POLLUER MES NUITS… Il débutait par un souvenir imprimé au fer rouge dans ma mémoire. Celui de ce soir d’hiver où, après plusieurs heures d’agonie, Sylvain avait enfin lâché la barre. Je m’étais opposée à son transfert à l’hôpital...
Lire la suiteLA MORT QUI VIENT LA MORT QUI VA LA MORT VÉCUE LA MORT VISIBLE BOIT ET MANGE À MES DÉPENS Paul Éluard (Notre mort) S’ensuivit, pour Sylvain, une vertigineuse descente aux enfers. Ce chantre — que dis-je ? ce militant de la liberté, se retrouva, du jour...
Lire la suiteFLASH BACK (SUITE) Le décor est planté ; venons-en aux acteurs : un couple débarqué dix ans plus tôt dans ce minuscule village du Tarn. Lui — Sylvain — la quarantaine épanouie, et si beau que toutes les femmes se retournaient sur son passage. Elle — c’est-à-dire...
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